L'avenir de la CRPCEN en question

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lundi 19 novembre 2012

 COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU NOTARIAT
 Compte rendu de la séance du 15 novembre  2012


Sont présents :
● Présidente : Mme Brigitte ZAGO-KOCH, Direction Générale du Travail.
● CSN : Mes PROUVOST, PRADAYROL, ESPERANDIEU, BEAUCHAIS, BULHER, TOULOUSE,  
             MILLET
● CGT : P. LESTARD
● CFDT : L. VERDIER, JP BERGER, B. JEHANNO
● CFTC : D. ROY
CGC : A. AUREILLE, C. ROCHE, M. REBOUL, F. MURAZZANO
● FO : JJ. BEAUDUIN, G. RONCO, JJ. LE FUR, R. MASSON
Secrétariat : Mme MENDRAS





1.- Approbation du procès verbal de la séance du 18 octobre 2012

Ce procès-verbal est approuvé à l’unanimité.



2.- Prévoyance complémentaire santé (suite)

2.1 – Constitution du groupe de travail

Le groupe de travail, dont le principe a été précédemment adopté, est constitué comme suit :
- Pour le CSN : Me ESPERANDIEU et Me TOULOUSE
- Pour la CGT : Pierre LESTARD
- Pour la CFDT : Jean-Pierre BERGER
- Pour la CGC : Frédéric MURAZZANO
- Pour la CFTC : Denise ROY
- Pour FO : désignation en attente

2.2 – Problème d’information sur l’accord prévoyance-dépendance

P. LESTARD rappelle que l’audition des représentants de LSN et AXA le 18 octobre dernier a mis en évidence un défaut d’information des salariés malgré les documents adressés dans les offices notariaux.
Ceci est confirmé par des réactions de salariés, et il semble nécessaire de parfaire l’information.
P. LESTARD considère qu’une information dans le LIEN SOCIAL, revue de la CRPCEN, évoquée lors de la précédente réunion de la commission, devient une nécessité.
Me PROUVOST en convient et la demande va être formulée au Directeur de la CRPCEN.

2.3 – Audition du Président de la MCEN

Mr SENTIER, Président de la Mutuelle des Clercs et Employés de Notaires, est introduit en séance, accompagné de Mr ALBOUY et d’un chef de service de l’organisme.
A l’invitation de Mme la Présidente, Mr SENTIER fait un exposé relatant l’historique de la Mutualité et l’historique de la MCEN devenue organisme du notariat. Il évoque les principes mutualistes mettant en œuvre la solidarité, notamment par des cotisations forfaitaires ou proportionnelles aux salaires mais non fondées sur les prestations servies.
Il rappelle les principes juridiques mis en œuvre par le Code de la Sécurité Sociale, notamment les art. L 911-1 et L 912-1, et précise que la MCEN est un organisme à adhésion facultative permettant la liberté de choix. Il ajoute que si l’art. 38-1 de la convention collective du notariat mentionne bien la MCEN, cette mention n’a pas pour effet de la rendre obligatoire mais vise à instaurer une contribution obligatoire des employeurs à son financement.
Mr SENTIER produit ensuite diverses données chiffrées sur les offices notariaux sous contrat et ceux à adhésions individuelles, sur le nombre d’adhérents se répartissant entre salariés et retraités et quelques notaires, sur le nombre de bénéficiaires, sur la situation financière et le niveau des réserves.
Si la situation actuelle de la MCEN est satisfaisante, Mr SENTIER indique cependant que les perspectives d’avenir vont vers des niveaux des engagements qui seront supérieurs aux ressources de l’organisme et nécessiteront une contribution des réserves.
Il estime satisfaisant le rapport entre cotisations et prestations.
Evoquant la décision de la commission mixte paritaire d’ouvrir des négociations relatives à la prévoyance complémentaire santé, il souligne la responsabilité que prendrait la commission dans le cadre d’un accord de branche pouvant priver la MCEN des adhérents actifs et laissant les retraités à sa charge.
A l’issue de cet exposé, Me PROUVOST demande quelques précisions sur le volume des adhésions, sur les volumes financiers, les effectifs salariés de l’organisme, les frais de gestion, etc… Il invite en outre la MCEN à confirmer par écrit toutes les données chiffrées.
Enfin, Me PROUVOST assure le Président de la MCEN que les membres de la commission mixte paritaire ont parfaitement conscience de leurs responsabilités et qu’ils sauront les assumer au mieux.
Mr LESTARD dit partager l’analyse juridique de Mr SENTIER, tant sur les dispositions du code de la sécurité sociale que sur celles de la convention collective du notariat, et précise que la commission a déjà été informée par ses soins de ces sujets. S’associant aux propos de Me PROUVOST, il confirme que la commission a bien conscience de ses responsabilités et saura les prendre dans l’intérêt des salariés et retraités.
Mr LESTARD souligne en outre que la décision d’ouvrir des négociations a été prise au nom des intérêts des salariés et retraités du notariat et dans la continuité des accords précédents conclus en décembre 2009 en matière de prévoyance et de dépendance, dont il rappelle la procédure alors suivie.
Enfin, Mr LESTARD tient à rappeler pour l’information du Président de la MCEN ce qui a déjà été acté par la commission, à savoir qu’il n’est pas poursuivi d’objectif d’exclusion de la MCEN. Il ajoute qu’à titre personnel, il souhaite que la MCEN produise une offre performante.
Personne ne demandant plus la parole, Mme la Présidente remercie Mr SENTIER. Celui-ci quitte la séance.
A l’invitation de Mme la Présidente, un échange a lieu entre les membres de la commission, essentiellement sur l’opportunité ou pas de désigner un ou plusieurs organismes obligatoires. Me PROUVOST précise qu’il n’a pas actuellement de mandat du CSN dans ce sens. Chacun s’accorde à penser qu’il est prématuré d’ouvrir ce débat en commission tant que le groupe de travail n’aura pas mené à bien ses travaux.
A cet égard, Mr LESTARD observe que les solutions permises par la réglementation sont diverses et qu’il importe que le groupe de travail en fasse une analyse exhaustive avant que la commission puisse en débattre.


3.- Avenant à la convention collective relatif au plan de formation (et à l’attribution de points pour formation) et aux modalités d’application de la corrélation diplôme-classification.

Le projet d’accord, élaboré à l’issue des discussions antérieures, était joint à la documentation de l’ordre du jour de la présente réunion.
Après que soit apportée une correction à la marge, ce projet est approuvé à l’unanimité et signé par l’ensemble des partenaires sociaux du notariat.
Me PROUVOST exprime sa satisfaction et remercie les membres de la commission pour l’excellent esprit des négociations ayant permis cet accord.



4.- Questions diverses

4.1 – Intervention de Mme VERDIER

Au nom de l’intersyndicale, Mme VERDIER évoque le problème posé pour les offices notariaux qui ont recours au chômage partiel alors qu’ils n’étaient pas passés aux 35h. et étaient restés à une durée de travail de 39h. dans le cadre du contrat de travail de chaque salarié.
L’indemnisation des heures de réduction n’est en effet applicable que pour celles en-deçà de l’horaire légal de 35h. et ne concerne donc pas les heures comprises entre 35h et 39h.
Or, principe souvent ignoré, l’employeur doit dans ce cas maintenir la majoration pour heures supplémentaires comprises entre 35h et 39h, même si ces heures ne sont pas payées.
Mme VERDIER demande qu’une information soit faite dans ce sens par le Conseil Supérieur du Notariat auprès des offices notariaux.
Me PROUVOST prend acte de cette demande qu’il transmettra.

4.2 – Problème du salaire minimum notarial inférieur au SMIC

Mme la Présidente revient sur cette question qui a fait l’objet d’échanges lors de la précédente réunion de la commission.
Elle rappelle l’obligation, édictée par la loi, d’ouvrir des négociations dans les trois mois lorsque le salaire minimum professionnel devient inférieur au SMIC. Ce rappel va être confirmé par écrit, et Mme la Présidente estime nécessaire de porter cette question à l’ordre du jour de la commission.
Me PROUVOST en prend acte et rappelle le caractère délicat de cette question, le CSN souhaitant éviter une incidence sur l’ensemble de la grille des salaires.
Les organisations syndicales, quant à elles, soulignent qu’il convient aussi d’éviter un écrasement de la hiérarchie des salaires minima.

4.3 – Calendrier des réunions 2013

Le projet de calendrier précédemment élaboré est confirmé.

4.4 – Prochaine réunion : jeudi 13 décembre 2012

Ordre du jour, notamment :
- approbation du procès-verbal de la séance du 15 novembre 2012
- problème du salaire minimum inférieur au SMIC
- examen du rapport de branche.
- questions diverses


                                                           ________________


lundi 22 octobre 2012

Compte rendu de la séance du 18 octobre 2012



 COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU NOTARIAT
 Compte rendu de la séance du 18 octobre  2012


Sont présents :
● Présidente : Mme Brigitte ZAGO-KOCH, Direction Générale du Travail.
● CSN : Mes PROUVOST, PRADAYROL, ESPERANDIEU, BEAUCHAIS, BULHER, TOULOUSE,  
             MILLET, LEFEBVRE
● CGT : P. LESTARD, V. BAGGIANI
● CFDT : L. VERDIER, JP BERGER, B. JEHANNO
● CFTC : D. ROY
CGC : C. ROCHE
● FO : JJ. BEAUDUIN, G. RONCO, JJ. LE FUR
Secrétariat : Mme MENDRAS




En préambule à l’ordre du jour, Madame la Présidente se présente, et Me PROUVOST, au nom de l’ensemble des membres de la commission, lui souhaite la bienvenue.


1.- Approbation du procès verbal de la séance du 20 septembre 2012

Ce procès-verbal est approuvé à l’unanimité, compte tenu des modifications apportées.



2.- Prévoyance complémentaire santé (audition de la société SPAC)

Deux représentants de la société SPAC sont introduits en séance.
Me PROUVOST résume pour Mme la Présidente l’esprit des travaux en cours visant à organiser une mise en concurrence par appel d’offres pour un régime de prévoyance complémentaire santé, et notamment à élaborer un cahier des charges. L’audition d’experts ce jour doit permettre d’organiser ce dossier dont les travaux techniques se dérouleront dans un groupe de travail composé de deux notaires et d’un représentant par organisation syndicale, à constituer.
Mme la Présidente donne la parole aux représentants de la SPAC.
Leur exposé, appuyé par un document remis en séance, vise à définir une proposition d’assistance comportant notamment :
- analyse juridique de l’opération.
- analyse technique du régime actuel, positionnement des garanties par rapport au marché, impact sur les
  cotisations.
- présentation des avantages et inconvénients des modifications envisagées.
- mise en place de la solution assurantielle.
- suivi et pilotage du régime mis en place.
- planification sur l’année 2013, et modalités d’intervention.
Me PROUVOST observe que l’aspect juridique intéresse tout le monde, ainsi que les aspects techniques généraux. Ces points seront donc à traiter en séances plénières.
Les autres aspects techniques seront étudiés en groupe de travail.
Me PROUVOST ajoute que le CSN a demandé par écrit à la MCEN la production de données chiffrées. La réponse est en attente.
Il rappelle que l’objet principal est de parvenir à une mise en concurrence par appel d’offres et, en conséquence, le ciblage de l’assistance devra d’abord :
- permettre l’élaboration du cahier des charges
- lancer l’appel à concurrence
- dépouiller et analyser les offres en vue du choix à opérer.
Pour Me PROUVOST le schéma général évoqué par la SPAC ne pose pas de problème. Il en est de même pour l’ensemble des organisations syndicales.
Mr LESTARD insiste sur les aspects juridiques qui devront permettre de détailler ce qui est possible, ce qui est souhaitable ou non compte tenu du contexte, l’organisation du régime et le rôle de la commission mixte paritaire. Le tout sans négliger l’aspect économique qui, cependant, n’est pas le seul critère déterminant.
Après divers échanges, il est convenu que les travaux commenceront après la réunion des éléments demandés à la MCEN. Par ailleurs, le Président de la MCEN doit faire un exposé à la séance du 15 novembre 2012.
On peut donc cibler un engagement des travaux début 2013.
Mr LESTARD fait cependant remarquer que l’analyse juridique peut être conduite indépendamment des données chiffrées de la MCEN. Il convient néanmoins qu’il n’y a pas d’urgence puisque nous avons une mutuelle (la MCEN) qui fonctionne. Mieux vaut donc prendre le temps de conduire des études approfondies.
A cet égard, il rappelle que la construction à faire ne part pas de rien puisqu’existe la MCEN. Il tient d’ailleurs à souligner une nouvelle fois que ce dossier ne comporte pas d’objectif de disparition de la MCEN.
Après divers autres échanges, les représentants de la   SPAC quittent la séance.
Me PROUVOST précise que le coût financier de l’assistance de la SPAC n’est pas négligeable et que le budget alloué par le CSN n’est pas extensible même si, comme l’a indiqué Mr LESTARD, le cahier des charges peut prévoir de faire supporter ces frais par le ou les candidats retenus.
Mr LESTARD rappelle qu’il y a lieu de constituer le groupe de travail qui sera chargé du suivi technique du dossier.
Me PROUVOST indique que les représentants du CSN seront Mes ESPERANDIEU et TOULOUSE.
Pour la CFDT : Mr BERGER
Pour la CGT : Mr LESTARD
Pour la CFTC : Mme ROY, mais à confirmer.
La CGC et FO ne sont pas en mesure de désigner aujourd’hui leurs représentants.
En conséquence, la constitution du groupe de travail est reportée à la commission du 15 novembre 2012.        .

3.- Contrats de prévoyance et dépendance

3.1 – Rapports par LSN et AXA

Les représentants des sociétés LSN et AXA sont introduits en séance.
Me PROUVOST rappelle que l’objet est la présentation des rapports de gestion, d’une part pour la prévoyance, et d’autre part pour la dépendance, dans le cadre des accords conclus le 17 décembre 2009.
Compte tenu du retard pris pour cette présentation, elle concernera les exercices 2010 et 2011.
L’exposé des représentants LSN et AXA est appuyé par la projection d’un diaporama.
Les précisions demandées par les membres de la commission leur sont apportées.
Ce qu’il faut retenir :
- le contrat prévoyance a été à l’équilibre en 2010 et bénéficiaire en 2011, ce qui, pour Me PROUVOST, valide le bon choix fait par la commission. Même si, comme l’ont souligné LSN et AXA, l’équilibre du contrat doit s’apprécier sur plusieurs exercices pour être significatif.
- le contrat dépendance présente la particularité de n’avoir pas encore donné lieu à versement de prestations. Le résultat est donc excédentaire puisqu’il ne comporte que des recettes, hormis les frais de gestion. Cette situation est normale mais évoluera vers des dépenses excédant les cotisations et qui pourront être couvertes notamment par les réserves constituées.
En outre, il résulte des constats faits par LSN et AXA qu’existe un déficit énorme d’information des salariés, notamment pour le contrat dépendance, très peu connu malgré les informations envoyées dans les offices nootariaux mais qui ne semblent pas avoir été diffusées aux salariés.
Il est hallucinant, en effet, que sur environ 50.000 salariés du notariat, seulement 3 ont demandé à souscrire au contrat « relais viager » qui permet lors du départ en retraite de conserver les garanties au moyen d’une cotisation très modique (moins de 2 €  par mois). Et seulement 1 salarié a eu recours au contrat facultatif qui permet d’améliorer les garanties du salarié et d’assurer également sa proche famille.
La commission s’émeut de cette situation et convient qu’il faudra rechercher des moyens efficaces d’information des salariés et notamment, si possible, avec le concours de la CRPCEN.

3.2 – Extension des contrats au GIE des deux rives

Cette extension, qui concerne trois salariés, ne pose pas de problème et est acceptée par la commission à l’unanimité.

Après que les représentants de LSN et AXA aient quitté la séance, celle-ci est suspendue pour déjeuner.
La séance est reprise à 14h30.


4.- Article 29.1 de la convention collective nationale du notariat (suite)

4.1 – Projet de rédaction

Me PROUVOST fait remettre en séance le projet d’article 29.1 de la convention collective rédigé par Mme MENDRAS sur la base des accords arrêtés lors de la précédente séance de la commission.
Après lecture et divers échanges, le projet semble conforme à ces accords.
Toutefois, Me PROUVOST ne pense pas opportun de procéder ce jour à une approbation. Il invite les organisations syndicales à relire ce texte attentivement et à faire part au CSN de leurs observations éventuelles pour une approbation à la séance du 15 novembre 2012, l’objectif étant une application au 1er janvier 2013.
Il en est ainsi convenu.

4.2 – Modification de l’article 15.7 de la convention collective du notariat

Me PROUVOST fait état d’une discordance entre les dispositions de l’article 29.1 et celles de l’article 15.7 de la convention collective quant à la disposition relative à la disparition ou au maintien des points de formation en cas de changement de niveau ou de coefficient.
Alors que l’article 29.1 prévoit la disparition totale ou partielle de ces points, l’article 15.7 les maintient en cas de changement de niveau ou de coefficient lié à l’obtention de l’un des diplômes énoncés à l’article 15.6.
Cette différence de traitement peut poser problème et, pour la clarification souhaitée, Me PROUVOST propose de supprimer la dérogation à la disparition des points de formation que comporte l’article 15.7.
Mr LESTARD se dit réservé sur cette proposition dans la mesure où la différence de traitement évoquée par Me PROUVOST a pu être liée à l’effort conséquent de formation fourni par le salarié pour l’obtention d’un diplôme.
Après divers échanges, les organisations syndicales demandent une suspension de séance pour se concerter.
A la reprise Mme VERDIER, au nom de l’ensemble des organisations syndicales, déclare qu’elles se rangent à la proposition de Me PROUVOST.
Cette décision est motivée par la volonté de ne pas faire échec à l’avancée importante que représente l’augmentation du plafond des points de formation, porté de 10 % à 20 % du salaire. En effet, alors que cette mesure va bénéficier à l’ensemble des salariés, la dérogation de l’article 15.7 ne concerne qu’un nombre très limité de salariés qui, en tout état de cause, retrouvent après leur promotion la possibilité de se constituer à nouveau des points de formation à hauteur de 20 % du salaire.
Me PROUVOST prend acte de cet accord unanime.


5.- Questions diverses

5.1 – Intervention de Mme VERDIER

Mme VERDIER évoque un article de la revue Liaisons Sociales traitant des grilles de salaires qui comportent des niveaux de rémunérations inférieurs au SMIC (c’est régulièrement le cas dans le notariat, ainsi qu’il a été dit lors de la précédente séance).
Le Ministre du Travail estime que les branches concernées doivent engager des négociations pour mette fin à ce problème, et va adresser un courrier aux branches professionnelles.
Comme l’avait indiqué Mr LESTARD lors de la précédente séance, Mme VERDIER considère que des négociations relatives à la grille des salaires doivent s’ouvrir.
Me PROUVOST prend acte de cette information et précise que le CSN va attendre le courrier annoncé. Il rappelle cependant que la grille des salaires n’a pas à être indexée sur le SMIC, tout en reconnaissant qu’il y a sans doute un problème d’échelle.

5.2 – Prochaine réunion : jeudi 15 novembre 2012

Ordre du jour, notamment :
- approbation du procès-verbal de la séance du 18 octobre 2012
- prévoyance complémentaire : audition du Président de la MCEN + constitution du groupe de travail
- Articles 29.1 et 15.7 de la convention collective : adoption du texte définitif
- Questions diverses (dont confirmation du calendrier des réunions pour 2013.


                                                           ________________


vendredi 28 septembre 2012

COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU NOTARIAT
Compte rendu de la séance du 20 septembre  2012


Sont présents :
● CSN : Mes PROUVOST, PRADAYROL, ESPERANDIEU, BEAUCHAIS, BULHER, TOULOUSE,  
             MILLET, LEFEBVRE
● CGT : P. LESTARD, V. BAGGIANI
● CFDT : L. VERDIER, JP BERGER, B. JEHANNO
● CFTC : D. ROY
CGC : A. AUREILLE, C. ROCHE, M. REBOUL
● FO : JJ. BEAUDUIN, R.MASSON, G. RONCO, JJ. LE FUR
Secrétariat : Mmes GODDE et MENDRAS
En l’absence de représentant du Ministère  du Travail, la présidence est assurée par Me PROUVOST.





Avant l’ouverture de l’ordre du jour, Mme GODDE annonce qu’elle assure désormais la transmission du savoir et n’interviendra plus en séance, mais restera encore présente.
Au nom de tous les membres de la commission, Me PROUVOST la remercie pour le travail effectué de longue date (applaudissements).



1.- Approbation du procès verbal de la séance du 12 juillet 2012

Ce procès-verbal est approuvé à l’unanimité, sans observation.




2.- Ouverture de négociations pour la conclusion d’un accord collectif de prévoyance complémentaire santé (suite).
Me PROUVOST rappelle qu’il était prévu une intervention de Mr LESTARD et d’un responsable de la MCEN.
Avant de passer la parole à Mr LESTARD il indique avoir reçu un courrier de Mr SENTIER, Président de la MCEN, lui faisant part de son impossibilité d’être présent à la présence séance et à celle d’octobre prochain.

Intervention de Mr LESTARD
Mr LESTARD précise que, suite à la demande que lui a formulée la commission paritaire dans sa séance du 12 juillet dernier, il a préparé une note qu’il a adressée au Conseil Supérieur du Notariat pour être jointe à l’ordre du jour, ce qui n’a pu être fait.
Mr LESTARD commente cette note distribuée en séance et ci-après reproduite :
« Dans sa séance du 12 juillet 2012, la CMP a décidé d’ouvrir des négociations en vue de la conclusion d’un accord collectif ayant pour objet la prévoyance complémentaire santé.
Il s’agit de compléter, en matière de santé, le dispositif de prévoyance complémentaire ayant fait l’objet des deux accords du 15 décembre 2009, couvrant :
-       l’un, les risques décès, incapacité temporaire de travail et invalidité permanente
-       l’autre, le risque de dépendance totale.
La présente note est rédigée à la demande de la CMP en vue de la séance du 20 septembre 2012.
► Textes de base : articles L 911-1 et suivants du Code de la Sécurité Sociale
Ils prévoient la possibilité de mise en place de garanties collectives pour les salariés, en complément de celles résultant de leur régime de sécurité sociale de base, selon trois moyens :
-  soit par voie de conventions ou d’accords collectifs.
- soit à la suite de la ratification, à la majorité des intéressés, d’un projet d’accord proposé par le chef d’entreprise.
- soit par une décision unilatérale du chef d’entreprise constatée dans un écrit remis par celui-ci à chaque intéressé.                    
Risques à couvrir
Compte tenu des accords collectifs déjà signés (voir le préambule ci-dessus) et par analogie avec la couverture assurée par la MCEN, il s’agit de la prise en charge des frais de santé (prestations en nature), en ce compris chirurgie et hospitalisation.
Peuvent s’y ajouter des prestations d’action sociale (assistance, frais d’obsèques, secours, etc…)
Les catégories d’assureurs
Trois catégories :
- les institutions de prévoyance (art. L 931-1 du Code de la Sécurité Sociale).
- les mutuelles (Code de la Mutualité)
- les sociétés d’assurance (Code des Assurances).
Deux catégories principales de prévoyance
1 – La prévoyance individuelle
Chaque personne a la faculté d’adhérer à un contrat de prévoyance. Ce contrat est alors souscrit par l’individu directement auprès d’un organisme assureur.
C’est le cas, notamment, des retraités qui adhèrent à la MCEN.
2 – La prévoyance collective
C’est cette catégorie, régie par les art. L 911-1 et suivants du Code de la Sécurité Sociale, qui fait l’objet de l’accord à conclure, puisqu’elle fait intervenir une décision de l’employeur, sa participation au financement, et l’exonération sous certaines conditions des cotisations de sécurité sociale sur la part patronale du financement de la prévoyance complémentaire.
LA PRÉVOYANCE COLLECTIVE
1 – Rappel des trois modes opératoires
- la convention collective, ou l’accord collectif de prévoyance (avec application des dispositions du code du travail relatifs à la négociation collective)
- l’accord obtenu à la majorité des salariés (référendum)
- la décision unilatérale de l’employeur.
2 – La notion de caractère collectif
Le caractère collectif, nécessaire pour l’exonération des cotisations de sécurité sociale, existe lorsque le régime de prévoyance a vocation à s’appliquer de manière générale et impersonnelle à l’ensemble du personnel salarié, ou à une des catégories objectives de salariés.
Exemples de « catégories objectives » : cadres, employés, etc…
A noter que les salariés couverts par un dispositif de prévoyance obligatoire applicable à leurs conjoints peuvent choisir de ne pas cotiser.
3 – La liberté de choix de l’employeur
En théorie c’est le chef d’entreprise qui a le choix :
- de mettre en place un système de prévoyance dans l’entreprise.
- d’imposer cette couverture aux salariés (garanties obligatoires).
- ou de les laisser libres d’adhérer au contrat de prévoyance (garanties facultatives).
On voit donc les deux caractères que peut revêtir la prévoyance collective : obligatoire ou facultative.
4 – La notion de caractère obligatoire
Le caractère obligatoire signifie que le dispositif doit être ouvert à l’ensemble des salariés de la catégorie, qui remplissent les conditions d’accès.
Voir l’observation ci-dessus pour les salariés couverts par un dispositif applicable à leurs conjoints.
5 – Les limites de la liberté de choix de l’employeur
La liberté de choix, précitée, de l’employeur est conditionnée par trois limites :
- l’existence d’un accord de branche, qui peut imposer à l’employeur de mettre en place tout ou partie des garanties de prévoyance, pour l’ensemble des salariés ou pour une partie d’entre eux : c’est l’objet de l’accord à conclure.
- les conditions des exonérations fiscales et sociales, qui sont réservées au financement des garanties collectives et obligatoires couvrant l’ensemble des salariés ou l’ensemble d’une catégorie.
- la recherche du meilleur coût.
6 - Exonération des cotisations de sécurité sociale sur la part patronale des                                      
     cotisations du régime de prévoyance
Depuis le 1er janvier 2009, les contributions des employeurs au financement des prestations de prévoyance complémentaire sont exclues de l’assiette des cotisations de sécurité sociale, dans la limite d’un plafond, à deux conditions :
- revêtir un caractère collectif (voir ci-dessus la notion de « caractère collectif »
- revêtir un caractère obligatoire (voir également ci-dessus la notion de « caractère obligatoire »).
Le tout conformément aux articles L 911-1 et suivant du code de la sécurité sociale.
L’accord de branche à conclure assurera le respect de ces deux conditions pour l’exonération des cotisations de sécurité sociale sur les contributions des employeurs au financement de la prévoyance complémentaire des salariés.
L’ACCORD DE BRANCHE
Il est proposé de conclure un accord de branche avec clause de désignation d’un organisme assureur, permettant l’application de l’article L 912-1 du code de la sécurité sociale. Cet article, rendant obligatoire un réexamen périodique de l’accord (voir ci-après), assure le contrôle du dispositif par les partenaires sociaux du notariat et la permanence de la meilleure offre.
Cet accord comporte :
- le montant des cotisations financées par l’entreprise au titre des garanties de prévoyance. Il s’agit fréquemment d’un pourcentage du salaire, mais ce peut être un autre critère.
- les garanties complémentaires (en l’occurrence il s’agirait des soins de santé comme dit ci-dessus).
- la désignation de l’assureur choisi (l’article L 912-1 précité évoque la possibilité de désignation d’un ou plusieurs organismes).
 Article L 912-1 du Code de la sécurité sociale : réexamen tous les 5 ans
L’accord de branche avec clause de désignation d’un organisme assureur doit comporter une clause fixant dans quelles conditions et selon quelle périodicité les modalités d’organisation de la mutualisation peuvent être réexaminées. Cette périodicité ne peut excéder 5 ans.
L’organisme assureur désigné ne peut pas rejeter l’adhésion d’une entreprise, d’un salarié ou d’une catégorie de salariés.
Recours à l’appel d’offres
Outre l’obligation de réexamen tous les cinq ans, l’accord de branche, pour permettre à la clause de désignation de l’organisme assureur d’être opposable aux entreprises soumises à l’accord, doit assurer un choix de l’organisme assureur en toute objectivité.
Il est donc proposé de recourir à l’appel d’offres, sur la base d’un cahier des charges à élaborer par la CMP.
A cet effet, il est proposé de suivre le processus adopté pour la conclusion des accords prévoyance-dépendance du 15 décembre 2009, comportant notamment la présélection d’un certain nombre d’organismes assureurs pour être appelés à concourir.
La MCEN figurera au nombre des organismes appelés à concourir.
Choix de l’organisme assureur.
Ce choix est fait par la commission mixte paritaire, en fonction des résultats de l’appel d’offres, pour une durée maximum de cinq ans (art. L 912-1.précité) ».
Pour compléter cette note, Mr LESTARD ajoute que le processus en six points serait le suivant :
- choix d’un consultant
- étude d’un cahier des charges
- établissement d’une liste d’organismes appelés à concourir
- lancement de l’appel d’offres
- dépouillement et analyse des offres
- choix d’un organisme.
Evoquant le cas particulier de la MCEN, Mr LESTARD confirme que l’UNION POUR LA CRPCEN demande d’ores-et-déjà qu’elle figure dans la liste des organismes appelés à concourir.
Si elle fait la meilleure offre, elle devrait être retenue sans problème.
Dans le cas contraire, pourraient être étudiées, si la commission en convient, des mesures permettant de la « maintenir dans le jeu », de préserver l’emploi de ses salariés, et de prendre en compte la question de l’adhésion des retraités (points évoqués dans le compte rendu de la séance du 12 juillet dernier).
Par ailleurs, et sans vouloir exclure qui que ce soit,  Mr LESTARD attire l’attention de la commission sur le risque de conflit d’intérêts en cas de participation à la négociation de personnes exerçant une fonction de dirigeant de la MCEN. Particulièrement pour le cas où la MCEN serait choisie, il convient d’éviter le risque de contestation.
Enfin, Mr LESTARD dit avoir appris que la MCEN étudiait actuellement une amélioration de ses prestations. Sans doute est-ce un premier effet bénéfique de la perspective de mise en concurrence.
A la suite de cette intervention, Me PROUVOST considère que pour éviter le risque de conflit d’intérêts, un dirigeant de la MCEN qui participerait aux discussions ne pourra pas prendre part aux votes décisionnels, ce qui sera d’ailleurs sans incidence puisque le vote a lieu par organisations syndicales.
Me PROUVOST précise que, dans ce dossier, le CSN a accepté la mise en concurrence dans un but uniquement d’efficacité économique. Et il veillera particulièrement à l’objectivité des débats et décisions.
S’agissant du choix d’un organisme évoqué par Mr LESTARD dans son exposé, Me PROUVOST souligne que les textes permettent diverses formules de mise en concurrence. Il conviendra alors de s’attacher d’abord à identifier la meilleure offre. Ensuite, en fonction de l’avantage mesuré, un organisme pourra être choisi.
Mr LESTARD dit partager ce point de vue.
Me PROUVOST observe que la MCEN est professionnelle et spécifique au Notariat et devrait, en toute logique, pouvoir présenter la meilleure offre.
Mr LESTARD acquiesce, tout en observant que la presse fait actuellement état d’un vaste mouvement de regroupement de mutuelles, pourtant déjà importantes, dans un objectif d’amélioration de leur « force de frappe ». Il est à craindre que face à ce mouvement les « petites mutuelles » soient fragilisées, voire même mises en danger.
Me PROUVOST a effectivement constaté ce mouvement mais observe que les budgets de publicité de ces organismes doivent être considérables, alors qu’une mutuelle professionnelle comme la MCEN n’a pas à engager de telles dépenses.
Il demande à la MCEN de communiquer à la commission des éléments statistiques et comptes (adhésions, cotisations, prestations…).
Ceci étant dit, il y a lieu d’engager les travaux. A cet effet, le bureau du CSN a donné son accord pour confier une mission d’assistance à la SPAC, organisme qui a donné toute satisfaction dans le dossier de prévoyance/dépendance AXA.
A l’unanimité la commission donne son accord pour le choix de la société SPAC.
Par ailleurs, contrairement à ce qui a été dit précédemment, il paraît nécessaire de constituer un groupe de travail technique, sachant toutefois que les décisions seront prises par la commission en séance plénière.
La commission donne son accord à l’unanimité. Le groupe de travail pourra comporter 2 notaires et 1 représentant de chaque organisation syndicale.



3.- Article 29.1 de la convention collective du notariat (suite)

Me PROUVOST remet en séance un document élaboré par le CSN, comportant notamment une trame pour la réécriture de l’article 29-1 de la convention collective, et un projet de fiche individuelle de suivi des formations.
Ces documents sont examinés et discutés.
La trame pour la réécriture de l’article 29-1 convient aux membres de la commission, sous réserve des trois observations suivantes formulées par Mme VERDIER au nom de l’Union pour la CRPCEN :
1 – La date d’effet d’attribution des points devrait être au 1er jour du mois au cours duquel le salarié produit l’attestation de stage, et non au 1er jour du mois suivant.
Me PROUVOST donne son accord.
Mr AUREILLE s’interroge sur la conséquence d’un retard dans la délivrance de l’attestation de stage. Il semble néanmoins que le plus souvent cette attestation est remise en fin de stage, et il appartiendra au salarié de la réclamer si nécessaire.
2 – Le texte relatif à la disparition totale ou partielle des points de formation en cas de changement de niveau ou de catégorie peut poser des problèmes d’interprétation, et il conviendra de proposer une rédaction plus claire.
Me PROUVOST donne son accord.
3 – Le taux plafond d’attribution des points (par rapport au salaire) devait être amélioré. Qu’en est-il ?
Me PROUVOST précise que c’est en discussion au CSN, et un taux de 20 % (au lieu de 10 % actuellement) semble possible dans le cadre d’un accord global sur l’article 29-1.
A la demande de Mr LESTARD, Me PROUVOST précise que seuls les changements de niveau ou de catégorie entraînent une disparition totale ou partielle des points de formation. Par contre, ces points de formation sont intégralement maintenus en cas d’attribution de points complémentaires ou supplémentaires par l’employeur.
Sous réserve des observations ci-dessus, la trame proposée pour la réécriture de l’article 29-1 est approuvée à l’unanimité, et une rédaction sera proposée à la commission sur cette base.
S’agissant de la fiche individuelle de suivi des formations, Mme ROCHE fait observer qu’elle a également élaboré un projet qui comporte, comme la fiche du CSN, les formations proposées par l’employeur, mais aussi celles demandées par le salarié.
Pour Me PROUVOST la notion de formations « demandées » dépasse la cadre de l’article 29-1 même si l’on sait que les formations suivies le sont souvent à la suite d’une demande du salarié.
Finalement, la fiche de suivi proposée par le CSN est adoptée à l’unanimité, après adjonction de la signature de l’employeur.
Il est fait observer que dans la discussion, Mr MASSON a proposé que soit intégréé à l’article 29-1 la question du « passeport formation » prévu par la loi de janvier 2003. Finalement, pour ne pas retarder la mise en œuvre du nouvel article 29-1, envisagée au 1er janvier 2013, il est décidé de traiter dans un second temps du passeport formation.
Enfin il est convenu d’évoquer, lors de la prochaine séance de la commission, l’article 15-7 de la convention collective qui comporte une exception à la disparition des points de formation en cas de changement de catégorie.


4. – Clause de sauvegarde

Il est constaté que la variation de l’indice des prix à fin août, comme la variation prévisionnelle pour l’ensemble de l’année 2012, sont inférieures à l’augmentation de 2,25 % décidée en février 2012 pour la valeur du point.
Les conditions ne sont donc pas remplies pour l’application de la clause de sauvegarde.
Mme VERDIER fait toutefois observer que le SMIC dépasse désormais le salaire du coefficient le plus bas de la grille des salaires.
Me PROUVOST confirme que dans ce cas l’employeur a obligation de payer le SMIC, mais qu’il n’est pas question d’envisager une répercussion sur les salaires des autres coefficients.
Mr LESTARD considère pour sa part que le coefficient inférieur de la grille actuelle des salaires est trop bas puisque régulièrement rattrapé par le SMIC. Cela rend opportune une négociation pour une refonte de la grille actuelle des salaires


5.- Questions diverses

5.1 – Calendrier des réunions pour 2013

Il est fixé comme suit : 17 janvier – 14 février – 14 mars – 25 avril – 23 mai – 13 juin – 11 juillet – 26 septembre
17 octobre – 14 novembre – 12 décembre.


5.2 – Prochaine réunion : jeudi 18 octobre 2012 (journée entière)

Ordre du jour, notamment :
- approbation du procès-verbal de la réunion du 20 septembre 2012
- négociations sur la prévoyance complémentaire santé (suite)
- relecture de l’article 29-1 de la convention collective (suite)
- intervention de LSN et AXA sur le contrat prévoyance/dépendance
- intervention Crédit Agricole relative au PEI
- questions diverses


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