L'avenir de la CRPCEN en question

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lundi 27 janvier 2014

Compte rendu de la séance du 23 janvier 2014


 COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU NOTARIAT

 Compte rendu de la séance du 23 janvier 2014

 

 

Sont présents :

● Présidente : Mme Brigitte ZAGO-KOCH, Direction Générale du Travail

● CSN : Mes LEFEBVRE, PROUVOST, BULHER, BEAUCHAIS, ESPERANDIEU, MILLET, TOULOUSE

● CGT : P. LESTARD, V. BAGGIANI

● CFDT : L. VERDIER, B. JEHANNO

● CFTC : A. PICAUD

● CGC : C. ROCHE, M. REBOUL, S. WISNIEWSKI

● FO : JJ. BEAUDUIN, G. RONCO,  D. CRAUTH, JJ. LE FUR

● Secrétariat : Mme MENDRAS

 

 

 

 

Avant d’aborder l’ordre du jour, Mme la Présidente présente ses vœux pour 2014 aux membres de la commission.

Me LEFEBVRE, à son tour, présente ses vœux à Madame la Présidente et aux membres de la commission, en son nom et au nom de ses confrères membres de la commission et du CSN.

Par ailleurs, Me LEFEBVRE rappelle à la CFTC la demande de candidatures pour les nominations dans les organismes paritaires du notariat, et précise que pour certains postes les candidats doivent être salariés ou retraités du notariat.

A. PICAUD indique que la CFTC s’occupe actuellement de ce dossier.

 

 

1.- Approbation du procès verbal de la séance du 12 décembre 2013

 

Ce procès-verbal est approuvé à l’unanimité, après corrections demandées.

 

 

2.- Avenant à la convention collective modifiant les dispositions de l’art. 15.6 relatives à la corrélation diplômes-classification pour les titulaires d’un CQP de formaliste ou de comptable taxateur (pour signature).

 

Le projet d’avenant, négocié lors de la commission du 12 décembre dernier, est présenté à la signature des partenaires sociaux.

G. RONCO fait observer que le cas de rupture du contrat de travail au cours de la période de probation n’a pas été abordé. Or il serait souhaitable qu’en cas de reprise de travail dans le notariat le salarié conserve le bénéfice du temps écoulé sur la période probatoire lorsque le contrat n’a pas été rompu à son initiative.

L. VERDIER abonde dans le même sens, mais estime que cela vaut aussi lorsque la rupture du contrat est à l’initiative du salarié.

P. LESTARD pense que le texte, tel que rédigé, emporte conservation par le salarié du bénéfice de la période probatoire écoulée. Il estime cependant opportune la remarque de G. RONCO et y souscrit dès lors, comme l’a indiqué L. VERDIER, que cela vaut pour toute rupture du contrat de travail, qu’elle soit à l’initiative de l’employeur ou du salarié.

Cette position est également partagée par la CGC et la CFTC.

Me LEFEBVRE donne son accord pour que la précision soit apportée dans le texte de l’avenant.

L. VERDIER évoque la question de la prise en charge au titre de la formation continue, par ACTALIANS, de 10 € par heure de formation au titre du CQP. Le budget à cet effet a été voté à l’unanimité, sous réserve de validation par la commission paritaire nationale de l’emploi et de la formation professionnelle (prochaine séance de cette commission le 21 mars 2014).

Le texte de l’avenant, corrigé dans le sens sus-indiqué, est signé par le CSN et l’ensemble des organisations syndicales.

 

 

 

3.- Prévoyance complémentaire santé (suite)

 

Mme la Présidente indique que le conseil constitutionnel a validé la clause de recommandation contenue au texte de loi voté, mais a censuré la sanction financière stipulée au moyen du forfait social majoré à l’encontre des employeurs qui feraient le choix d’un organisme autre que celui ou ceux recommandés par un accord collectif signé.

La loi a été promulguée sans les dispositions censurées, et selon Mme la Présidente il n’est pas à sa connaissance que le gouvernement envisage un nouveau texte.

Me PROUVOST constate que la censure du conseil constitutionnel est motivée par l’importance, estimée excessive, de la sanction financière, mais non dans son principe. On peut donc se demander où se situe la limite et si un accord collectif pourrait stipuler une sanction respectant cette limite.

Par ailleurs, il relève que doivent être précisées par décret :

- les conditions de respect du « large degré de solidarité » imposé par la loi pour que soient permises les clauses de recommandation d’un ou plusieurs organismes de prévoyance complémentaire.

- les modalités de mise en concurrence pour permettre le choix d’un ou plusieurs organismes.

Il relève également que le ou les organismes recommandés devront être remis en concurrence périodiquement (délai maximum de 5 ans).

Me PROUVOST considère qu’en attente du ou des décrets à intervenir, le groupe de travail constitué peut reprendre ses travaux, et il convient de fixer une date de réunion.

Mme la Présidente indique qu’elle va s’informer sur l’état d’avancement de la préparation du ou des décrets.

P. LESTARD dit partager en tous points l’analyse de Me PROUVOST et, comme lui, il s’est demandé si la sanction financière censurée par le conseil constitutionnel pouvait être reprise dans un accord collectif sous réserve de ne pas être excessive.

Il résulte ensuite du débat que le conseil constitutionnel n’ayant pas précisé la limite acceptable, la validé d’une sanction incluse dans un accord ne sera connue qu’à l’extension ou au refus d’extension de cet accord.

Me LEFEBVRE s’interroge, pour sa part, sur la cohérence d’une sanction relative à une clause de simple recommandation.

Me PROUVOST estime que la question d’une sanction pourrait être différée au renouvellement du premier accord collectif conclu. Cela éviterait de prendre d’entrée un risque inopportun.

Il considère d’ailleurs que ce point est secondaire  car, comme il l’a déjà souligné, une recommandation appuyée par le Conseil Supérieur du Notariat sera suivie par une très large majorité des notaires.

Quoi qu’il en soit, il revient aux partenaires sociaux de conduire la réflexion dans le cadre de la négociation qui va reprendre.

L. VERDIER évoque la date limite du 30 juin 2014 prévue initialement pour la conclusion d’un accord collectif. Or nous sommes à moins de 6 mois de cette échéance et toujours dans l’attente du ou des décrets d’application de la loi. Cela va être problématique dans la mesure où, à défaut de report de date, l’échéance sera très difficile à respecter.

P. LESTARD évoque une question en lien avec le sujet débattu. Comme adhérent à la MCEN il a en effet reçu la circulaire d’appel de la cotisation pour 2014 dans laquelle N. SENTIER, en qualité de Président, traite de ce dossier et des difficultés rencontrées avec le conseil constitutionnel. A deux reprises il utilise le mot « hélas », d’abord pour évoquer la censure de la disposition permettant les clauses de désignation, et ensuite pour évoquer la nouvelle saisine du conseil constitutionnel contre les clauses de recommandation.

Il semblerait donc que la MCEN soit favorable à ces clauses, et on peut en déduire qu’elle utilisera la possibilité qui s’offre à elle d’être candidate à une recommandation. P. LESTARD s’en réjouit et demande à JJ. BEAUDUIN, en sa qualité d’administrateur de la MCEN, de dire s’il a fait une bonne interprétation des écrits du Président de la mutuelle.

JJ. BEAUDUIN, sans avoir interrogé le Président, pense que celui-ci a voulu regretter la complexité et l’imbroglio juridique qui résulte des faits relatés.

Il ajoute qu’il n’y a pas d’hostilité de la part de la MCEN à une mise en concurrence dès lors que sera prise en compte la question de l’affiliation des retraités, actuels et futurs.

Pour Me PROUVOST la loi permet des ouvertures à cet égard en exigeant un degré élevé de solidarité et en évoquant à cet égard, notamment, des prestations non contributives.

P. LESTARD observe en outre que l’avant-projet de cahier des charges étudié par le groupe de travail avant la suspension de ses travaux prévoit la prise en charge des retraités.

Après discussion, la prochaine réunion du groupe de travail est fixée au 26 février 2014.

 

 

4.- Questions diverses

 

4.1 –  Mise à jour de la convention collective

 

Me LEFEBVRE propose que s’ouvrent des discussions pour la mise à jour de la convention collective. Il ne s’agit pas de renégocier cette convention mais de la mettre à jour.

Il observe que depuis sa conclusion, 24 avenants ont été signés hors accords de salaires annuels.

La mise à jour peut se situer à plusieurs niveaux :

- soit se contenter d’intégrer les avenants signés, mais cela lui semble insuffisant.

- soit adapter la convention au droit positif et à un certain nombre de règles devenues applicables.

A titre indicatif et à l’invitation de Me LEFEBVRE, Mme MENDRAS liste un certain nombre de points qui entrent dans le cadre de la mise à jour préconisée.

P. LESTARD souhaiterait pouvoir négocier des droits nouveaux, mais estime aussi qu’une mise à jour telle que proposée est opportune pour que la convention collective puisse rester un document de référence pour la connaissance des droits, ce qui n’est actuellement plus le cas.

S. WISNIEWSKI abonde dans ce sens et fait observer qu’il est devenu difficile de satisfaire, lors de l’embauche d’un salarié, à l’obligation de remise de la convention collective et de ses avenants.

G. RONCO observe que la loi sur le financement de la formation professionnelle aura des incidences sur la convention collective.

Finalement, il y a accord unanime pour engager les travaux de mise à jour préconisés et les partenaires sociaux sont invités à y réfléchir d’ores-et-déjà.

 

6.2 – Prochaine réunion : jeudi 20 février 2014

 

Ordre du jour, notamment :

- approbation du procès-verbal de la séance du 23 janvier 2014

- examen du rapport de branche

- salaires

- point sur la prévoyance complémentaire santé (suite).

- questions diverses.

 

 

                                                           ________________

 

 

mardi 17 décembre 2013

Compte rendu de la séance du 12 décembre 2013


 COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU NOTARIAT

 Compte rendu de la séance du 12 décembre 2013

 




 

Sont présents :

● Présidente : Mme Brigitte ZAGO-KOCH, Présidente, Direction Générale du Travail

● CSN : Mes LEFEBVRE, PROUVOST, PRADAYROL, BULHER, BEAUCHAIS, MILLET, TOULOUSE

● CGT : P. LESTARD

● CFDT : B. JEHANNO

● CFTC : A. PICAUD

● CGC : A. AUREILLE, C. ROCHE, M. REBOUL, L CARON, F. MURAZZANO

● FO : JJ. BEAUDUIN,  R. MASSON, G. RONCO,  D. CRAUTH

● Secrétariat : Mme MENDRAS

 

 

 

 

Me LEFEBVRE annonce avoir eu des nouvelles de Mme GODDE qui va aussi bien que possible et transmet ses salutations aux membres de la commission.

 

 

1.- Approbation du procès verbal de la séance du 20 novembre 2013

 

Ce procès-verbal est approuvé à l’unanimité.

 

 

2.- Certificats de qualification professionnelle (suite)

 

Me LEFEBVRE réitère le constat que les CQP ne fonctionnent pas bien. Or le notariat a besoin de diplômés qualifiés, d’où la nécessité de redonner de la vigueur aux CQP, et de définir les moyens d’y parvenir.

Par ailleurs, le CQP, indépendamment du contrat de professionnalisation, impose une qualification T3, ce qui ne correspond pas à la hiérarchie dans les offices et perturbe le développement des CQP. En outre, le nombre d’heures de formation semble excessif. Me LEFEBVRE souhaite connaître l’avis des syndicats.

Mr AUREILLE se dit consterné par le constat qui vient d’être fait car les absences pour formation sont conformes à l’intérêt des offices. Pour lui le problème essentiel réside dans le fait que les employeurs refusent la classification T3. Or il est nécessaire de maintenir l’ascenseur social.

Pour la CFDT, B. JEHANNO insiste également sur le fait que les CQP ne seront pas relancés tant que les employeurs n’accepteront pas une classification en T3 après obtention du CQP.

Me LEFEBVRE confirme la volonté de développer les CQP, mais ne peut ignorer la réalité du terrain.

Me PROUVOST sait que Mr AUREILLE est un idéaliste, mais il ne faut pas ignorer les freins constatés.

Il ajoute qu’il faut prendre conscience de la différence de niveau entre formalistes et comptables taxateurs résultant de l’évolution de ces deux métiers.

Pour la CFTC, A. PICAUD va dans le sens des observations de Mr AUREILLE.

Pour la CGT, P. LESTARD va également dans le sens de Mr AUREILLE. Il ne pense pas que la classification T3 donne lieu à une rémunération excessive. Sur le nombre d’heures de formation, la discussion est ouverte mais relève d’autres instances.

A. PICAUD rappelle que le niveau T3 résulte d’un accord paritaire, et il a du mal à comprendre que l’évolution technologique de quelques années remette en cause cet accord. Mais, pour lui aussi, on peut discuter des heures de formation.

Pour FO, G. RONCO rappelle l’évolution historique vers un relèvement du niveau de la formation des CQP. Il conviendrait de créer une commission chargée d’étudier les adaptations nécessaires. Dans ce cadre on peut étudier notamment ce que peut être le métier de formaliste.

Me LEFEBVRE souligne que les notaires n’ignorent pas ce qu’est le métier de formaliste au regard des évolutions technologiques.

M. REBOUL (CGC) en tant que formaliste, reconnaît l’évolution de ce métier du fait de la technologie mais elle ne met pas en cause la nécessité de compétences, au même titre que les autres métiers du notariat.

Pour Me PROUVOST il faut savoir prendre en compte l’avenir qui, inéluctablement, ne placera pas au même niveau le formaliste et le comptable.

Me TOULOUSE estime que l’échec n’est pas celui du formaliste mais celui du CQP et c’est ce qu’il faut analyser.

Pour Me PRADAYROL,  on tourne en rond, et ce qu’il faut c’est analyser d’abord les besoins des offices, sans exclure la possibilité de promotion sociale.

Me MILLET considère que les besoins de formalistes sont moins importants que les besoins de comptables.

Me LEFEBVRE estime qu’il faut trouver des solutions pour sortir de la situation actuelle.

Selon le CSN il pourrait y avoir une différenciation entre les deux CQP. Dans ce cadre il propose :

- pour le formaliste, classification T2, avec passage à T3 après deux ans.

- pour le comptable taxateur, classification T2, avec passage à T3 après 15 à 18 mois.

Par ailleurs, il semblerait envisageable que l’OPCA/PL indemnise l’employeur pour les heures de formation.

G. RONCO observe qu’on ne règle pas la question de l’évolution des besoins alors que ce sont ces besoins qui justifient la mise en place d’une formation.

Me LEFEBVRE considère que le contenu de la formation relève de la commission de l’emploi, ce qui entraîne les réserves de Mr RONCO qui estime que la commission de l’emploi travaille sur commande de la commission mixte paritaire.

Pour la CGT, P. LESTARD rappelle que les textes donnent à l’employeur le pouvoir d’organisation de son entreprise. Dès lors, ou bien il n’a pas besoin  de formaliste, ou bien il en a besoin et, dans ce dernier cas, le statut du formaliste ne doit pas être dévalué. Et à cet égard le coefficient T3 n’est pas excessif. Si on estime que la qualification de comptable est supérieure, la différence doit résulter d’un rehaussement de son statut.

Pour Me PROUVOST, ça ne se passe pas comme cela dans les offices. C’est le plus souvent le salarié qui va demander à suivre une formation, et la réponse de l’employeur prendra en compte l’incidence en termes d’absence et de niveau de rémunération.

A. PICAUD rappelle la création antérieure d’un comité de pilotage. Pourrait-on avoir un point sur ses travaux ?

G. RONCO répond à cette question qui a conduit à la révision des référentiels.

Et il demande une suspension de séance.

A la reprise, A. AUREILLE et G. RONCO indiquent que le principe de la proposition du CSN convient à l’ensemble des organisations syndicales, sous réserve de revoir le délai de passage au coefficient T3, soit 18 mois pour le formaliste, et 15 mois pour le comptable.

P. LESTARD précise que la CGT accepte cette proposition, qui marque une avancée certaine des employeurs, dès lors que le coefficient T3, revendication principale, est atteint à terme, sauf à négocier le délai de transition.

Me LEFEBVRE demande une suspension de séance.

A la reprise, il propose 12 mois de transition au coefficient T2 pour le comptable-taxateur, et 18 mois pour le formaliste.

Les organisations syndicales donnent leur accord à l’unanimité.

Il appartiendra à la commission de l’emploi de revoir, s’il y a lieu, les référentiels.

La signature de l’accord aura lieu lors de la séance de janvier 2014. Il y aura lieu de convenir de modalités spécifiques pour les salariés dont la formation a commencé.

 

 

3.- Avenant à l’accord du 10 juillet 2008 relatif aux contrats de professionnalisation

     dans le notariat modifiant l’article 5

 

Cet avenant, convenu lors de la précédente séance, est signé en séance.

 

 

 

4.- Prévoyance complémentaire santé (suite)

 

Madame la Présidente indique que l’article de loi relatif aux clauses de recommandation fait l’objet d’un nouveau recours devant le Conseil Constitutionnel qui doit statuer la semaine prochaine.

Les membres de la commission conviennent donc qu’il y a lieu d’attendre la décision du conseil constitutionnel avant de programmer une réunion du groupe de travail spécifique.

 

 

 

5.- Examen de contrôle des connaissances techniques (voie sociale), questions éventuelles sur la note de  Mr RONCO

 

Me LEFEBVRE félicite Mr RONCO pour sa note technique. Il s’interroge quant aux données chiffrées.

G. RONCO précise qu’une centaine de candidats sont agréés chaque année par la Chancellerie : 83 en 2013, dont 67 se sont effectivement présentés. 17 personnes ont été éliminées à l’écrit. Le taux de réussite a été de 42 %, soit une trentaine de personnes.

P. LESTARD dit avoir pris connaissance de cette note avec intérêt, et il s’interroge sur le rôle de la commission en la matière.

En fait, l’objectif est avant tout informatif.

Suit un échange de vues entre les membres de la commission sur le contenu de la note.

 

 

 

6.- Questions diverses

 

6.1 –  Article du journal « Les Echos »

 

R. MASSON évoque un article du journal « Les Echos » selon lequel les notaires ne garantiraient pas l’emploi en 2014.

Il lui est répondu que cet article ne reflète pas la réalité des propos tenus par le Président du Conseil Supérieur du Notariat.

 

 

6.2 – Prochaine réunion : jeudi 23 janvier 2014

 

Ordre du jour, notamment :

- approbation du procès-verbal de la séance du 12 décembre 2013.

- les CQP (signature de l’accord)

- point sur la prévoyance complémentaire santé (suite).

- questions diverses.

 

 

 

Avant de clore la séance, Me LEFEBVRE souhaite de bonnes fêtes de fin d’année aux membres de la commission et formule également ses vœux pour l’année 2014.

 

                                                           ________________

 

 
 
 

lundi 25 novembre 2013

Compte rendu de la séance du 20 novembre 2013


 COMMISSION MIXTE PARITAIRE DU NOTARIAT

 Compte rendu de la séance du 20 novembre 2013
 

 

Sont présents :

● CSN : Mes LEFEBVRE, PROUVOST, PRADAYROL, ESPERANDIEU, BULHER, BEAUCHAIS, MILLET

● CGT : P. LESTARD

● CFDT : L. VERDIER, JP BERGER, B. JEHANNO

● CFTC : A. PICAUD, P. LEMOIGNE

● CGC : M. REBOUL, S. WISNIEWSKI, L CARON

● FO : JJ. BEAUDUIN,  R. MASSON, JJ. LE FUR, G. RONCO

● Secrétariat : Mme MENDRAS

● Excusée : Mme Brigitte ZAGO-KOCH, Présidente, Direction Générale du Travail.

 

 

 

 

Me LEFEBVRE souhaite la bienvenue à Patrick LEMOIGNE, de la CFTC, qui se présente.

Il précise qu’en raison d’impératifs divers, la séance ne pourra pas se poursuivre au-delà de 12h.

 

 

1.- Approbation du procès verbal de la séance du 17 octobre 2013

 

Ce procès-verbal est approuvé à l’unanimité.

 

 

2.- Prévoyance complémentaire santé (suite)

 

Me PROUVOST expose que l’on s’oriente vers la possibilité de recommandation  d’un ou plusieurs organismes de prévoyance par accord collectif, dans le cadre d’un appel d’offres pour une mise en concurrence.

Il sera donc nécessaire d’attendre le ou les décrets d’application. Il semblerait qu’en cas de choix par l’employeur d’un organisme non recommandé il sera financièrement pénalisé. Le caractère, déjà fort, d’une recommandation appuyée par le Conseil Supérieur du Notariat sera donc accentué par cette pénalité.

P. LESTARD souligne que ces dispositions ont été adoptées par les députés dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2014. Mais celui-ci a été rejeté, dans sa globalité, par le Sénat. Le vote définitif par l’Assemblée Nationale devrait intervenir la semaine prochaine.

Il précise que la pénalité évoquée par Me PROUVOST consiste à appliquer un forfait social majoré (8 % pour les entreprises de moins de 10 salariés, et 20 % pour les autres entreprises).

L. VERDIER puis P. LEMOIGNE font observer que l’on peut débattre sans attendre, dans le cadre du groupe de travail spécifique, du contenu du panier de soins à appliquer, d’autant que si la date limite du 30 juin 2014 pour négocier les accords de branche est maintenue, le délai va se trouver excessivement court.

Me PROUVOST reste d’avis d’attendre, d’autant que la négociation du panier de soin dans le notariat peut être relativement rapide car les prestations de la MCEN feront référence comme minimum. Au surplus, une application au 1er janvier 2014 étant impossible c’est le 1er janvier 2015 qui devient la cible.

P. LESTARD souligne que la date du 30 juin 2014 initialement fixée dans l’accord national interprofessionnel, laissait un délai de 18 mois pour les négociations de branche. Mais une mise en concurrence possible seulement après la publication d’un décret d’application de la loi laissera effectivement un délai très court. Il faudra vérifier si la date du 30 juin 2014 est confirmée et, dans l’affirmative, négocier un accord de mise en place de la prévoyance complémentaire santé, dans son principe, pouvant être suivi d’un avenant pour le choix du ou des organismes recommandés.

 

 

3.- Contrat de prévoyance et contrat dépendance

 

Mr ABRATE (Société LSN) et Mmes DOMECQ et SALZAC (Axa) sont introduits en séance.

Leur compte rendu d’exécution de ces contrats est fait au moyen de la projection de deux diaporamas dont copies sont remises aux membres de la commission.

Puis un débat s’instaure avec les membres de la commission à partir des questions posées au cours et à l’issue de l’exposé.

On relève notamment :

- que le contrat prévoyance est économiquement bénéficiaire.

- que le contrat dépendance l’est également du fait d’une utilisation encore très faible du dispositif par les intéressés.

Ce dernier point donne lieu à débat, pour regretter cette situation qui révèle une méconnaissance du dispositif par les salariés et retraités du notariat, et pour envisager les moyens à mettre en œuvre afin d’y remédier (notamment : le guide social annuel de la CRPCEN diffusé avec le Lien Social de Janvier, et/ou un encart dans un numéro dudit Lien Social de la CRPCEN.

 

 

4.- Présentation de l’examen de contrôle des connaissances techniques (voie sociale),

     par Mr RONCO

 

Compte tenu de l’impératif horaire indiqué par Me LEFEBVRE, Mr RONCO propose de ne pas faire d’exposé à la présente séance mais de remettre une note technique qu’il a rédigée et de répondre, lors de la prochaine séance, aux questions des membres de la commission.

Cette proposition est retenue à l’unanimité, et la note de Mr RONCO sera annexée au compte rendu de la présente séance.

 

 

5.- Certificats de qualification professionnelle (suite)

 

Me LEFEBVRE indique que le CSN n’a pas d’idée préconçue sur cette question, mais observe que le système rencontre peu de succès auprès des salariés concernés.

Il rappelle l’existence de deux catégories de CQP (pour les comptables taxateurs, et pour les formalistes).

Puisque « ça ne marche pas », ne faut-il pas remettre à plat le système et conduire une réflexion d’ensemble pour déterminer les causes de cette désaffection et y remédier ?

P. LESTARD se demande si la raison de cette situation trouve sa source du fait des employeurs ou du fait des salariés concernés.

Me LEFEBVRE indique que les remontées d’information des employeurs révèlent que ceux-ci objectent le classement des titulaires du CQP au niveau T3, mais ce n’est pas la seule raison.

L. VERDIER indique que le blocage concernant les CQP formalistes est lié, en réalité, uniquement à l’obligation de classer le salarié T3 dès la production de son diplôme. Elle insiste sur le niveau de formation qui justifie cette classification.

B. JEHANNO ajoute que le niveau très élevé de la formation nécessite beaucoup de travail et peut effrayer les intéressés.

Le débat se poursuit sur l’analyse des causes de la désaffection constatée et, à son issue, Me LEFEBVRE confirme qu’une réflexion globale s’avère nécessaire et qu’il y a donc lieu de porter cette question à l’ordre du jour de la prochaine séance de la commission, ce qui est accepté.

 

6.- Questions diverses

 

6.1 – Conséquence de la suppression du coefficient E1

 

Me LEFEBVRE rappelle cette question qu’il avait soulevée lors de la séance de la commission du 17 octobre 2013.

Les dispositions de l’accord paritaire du 10 juillet 2008 fixent en effet la rémunération de certains contrats en pourcentages du coefficient E1.

La question s’est posée de savoir s’il fallait diminuer les pourcentages applicables au coefficient E2 pour obtenir une rémunération identique, ou maintenir les pourcentages appliqués au coefficient E1 avec pour effet une augmentation de la rémunération.

Après étude de cette question, le CSN propose d’appliquer au coefficient E2 les pourcentages qui étaient applicables au coefficient E1.

Cette proposition est acceptée à l’unanimité par les membres de la commission.

 

 

6.2 – Prochaine réunion : jeudi 12 décembre 2013

 

Ordre du jour, notamment :

- approbation du procès-verbal de la séance du 20 novembre 2013.

- les CQP (suite).

- point sur la prévoyance complémentaire santé (suite).

- questions sur la note technique de Mr RONCO

- questions diverses.

 

                                                           ________________